Le métier de chargé de recouvrement n’est pas le préféré des français. Au top 10 des professions mal aimées, il rejoint sans aucun doute celui d’huissier de justice. Et pourtant, dans une société confrontée aux défaillances régulières qui entraînent la chute de bon nombre d’entreprise, il s’avère que le chargé de recouvrement est indispensable. Le marché de l’emploi ne s’y trompe d’ailleurs pas puisque la profession a le vent en poupe, les profils experts sont recherchés et les rémunérations en hausse.

Regard sur ce métier qui traîne une image négative.AR

Le chargé de recouvrement : ses missions
La mission principale du chargé de recouvrement est de trouver une solution de paiement amiable et adaptée à la situation d’un client débiteur afin que ce dernier régularise son impayé, et ce, dans un délai raisonnable.
Il a à sa disposition diverses méthodes : relance téléphonique, relance par courrier, mises en demeure, rendez-vous terrain … chaque process dépend de l’entreprise ou du cabinet de recouvrement qui l’emploie.
Toutefois, les qualités requises restent les mêmes quelques soient les méthodes : fermeté, sens du relationnel, une excellente capacité d’écoute, connaissances juridiques poussées. Son rôle est difficile, pris entre deux feux.
Même si les missions du chargé de recouvrement perdurent dans le temps, la profession a beaucoup évolué ces dernières années avec une prise en compte toujours plus accrue de la situation personnelle des débiteurs et l’arrivée du numérique dans les méthodes de travail.

La relation humaine au cœur de la profession
Si le métier est aussi décrié, c’est que certaines entreprises de recouvrement ont mis en place des procédures de recouvrement à la limite de la légalité. C’est un fait et il ne sert à rien de faire l’autruche, les mauvais professionnels existent dans ce secteur d’activité.
Mais il s’agit de situations isolées et force est de constater que la profession a tiré conséquences des techniques d’un autre temps pour réfléchir à plus de transparence et de clarté dans la relation avec les débiteurs.
Les débiteurs eux-mêmes subissent de plein fouet les crises économiques et si les mauvais payeurs existent toujours, tout comme les négligents et les gens de mauvaise foi, les clients en situation de défaillance le sont pour cause de difficultés personnelles importantes. Le chômage n’est pas qu’un chiffre dans les médias.
Ainsi, les chargés de recouvrement nouvelle génération remettent la relation client au cœur du recouvrement et sont plus dans une approche d’accompagnement que de contrainte : courtoisie, étude de solutions personnalisées et raisonnables pour les deux parties … la recherche d’un accord amiable est le moteur des chargés de recouvrement.
En effet, la mise en place d’une procédure judiciaire doit être envisagée en dernier recours. Elle n’est une bonne solution ni pour le débiteur, ni même pour le créancier. Les délais de la justice et son coût rendent cette étape particulièrement contraignante. Elle doit être réservée à des cas spécifiques lorsque toute solution amiable a échouée.

Les chargés de recouvrement se sont également modernisés via le numérique avec des outils de suivi et d’accompagnement plus ciblés, des applications de paiement fonctionnelles, des méthodes de relance plus personnelles … dans une optique de crédibilité, d’efficacité et de rapprochement avec les débiteurs.

Le chargé de recouvrement n’est plus le vilain petit canard !