Diplômé d’une école de commerce, Emmanuel a toujours été attiré par la finance et les écoles de commerce lui semblaient être le meilleur moyen pour travailler dans ce domaine. Il a aussi eu l’opportunité de partir en échange pour sa dernière année d’école dans une université aux Etats-Unis.


 Aujourd’hui vous occupez un poste de Trésorier, qu’est-ce qui vous a amené à évoluer vers ce type de fonction ?

J’ai commencé ma carrière en finance de marché, entre stage, CDD et VIE. Lors de la fin de mon VIE en 2012, le marché de l’emploi étant particulièrement compliqué, j’ai décidé d’élargir mes recherches d’emploi à des fonctions de finance d’entreprise, et notamment la Trésorerie, car un domaine où l’on reste en contact avec les marchés financiers. Et c’est comme ça que je suis tombé dedans !

Parmi les logiciels que vous avez utilisés, lequel avez-vous préféré ? pour quelles raisons ?

Le seul logiciel que j’ai utilisé jusqu’à présent est KTP. Les trésoriers en filiale utilisent Diapason, mais je ne suis pas un utilisateur régulier. KTP est un logiciel très personnalisable, mais c’est ce qui en fait son principal défaut : on en devient vite dépendant et nous ne pouvons plus suivre les mises à jour de l’éditeur, le risque de perdre nos propres ajouts étant trop important.

Le plus gros défi dans votre travail ?

L’approximation est interdite ! Chaque jour, il faut que les comptes bancaires de la société soient bien équilibrés, et cela s’appuie sur une multitude de flux. Les montants pouvant être conséquents, il faut savoir garder une vision globale des flux et des schémas bancaires, car une erreur de gestion peut avoir des conséquences graves.

Une journée-type pour vous ?

La matinée est consacrée à la gestion opérationnelle de la trésorerie : je gère les comptes en devises et en euro de notre centrale de trésorerie à partir des soldes bancaires, des paiements prévus et des prévisions remontées par les trésoriers en filiale. Les montants en devises sont swappés contre euro et les excédents sont investis en SICAVs.

L’après-midi est consacrée à divers sujets : études des nouveaux contrats de cash-pooling, analyse des prévisions de trésorerie, répondre aux interrogations des filiales etc…

Compte tenu de votre expérience, comment voyez-vous évoluer la fonction trésorerie, quels sont les enjeux de demain ?

“Je vois deux enjeux à l’avenir : d’abord les nouveaux moyens de paiements : le e-commerce ne cesse de croître, et  on commence à voir l’apparition des paiements sans contacts et sur mobile ; le Trésorier doit être au cœur de ces évolutions. Enfin, il faut anticiper les nouveaux risques de fraude : les techniques des fraudeurs deviennent de plus en plus sophistiquées, et il faut rester extrêmement vigilant et développer des systèmes anti-fraude.”

Quelles sont, selon vous, les qualités d’un bon Trésorier ?

Un bon Trésorier doit être polyvalent : parmi ses interlocuteurs, on trouve en externe des banquiers, en interne des contrôleurs de gestion, des juristes, des informaticiens… Il doit donc avoir un champ de connaissances assez vaste. Il doit aussi être curieux et à l’écoute de ses interlocuteurs, pour trouver les solutions les mieux adaptées.