La culture tech, complément indispensable de la culture cash

Pour les entreprises, le cash management est une activité hautement stratégique. La crise sanitaire a d’ailleurs probablement renforcé cette conviction. Aussi, la gestion de trésorerie s’appuie de plus en plus sur les technologies du numérique.

Alors, les trésoriers ne peuvent plus se limiter à une expertise sur la culture cash. Ils doivent également s’imprégner d’une certaine culture tech. Voyons pourquoi et comment ces deux domaines ont vocation à être complémentaires.

Le trésorier, garant de la culture cash en entreprise

Le trésorier, ou cash manager, est en charge de veiller quotidiennement aux liquidités de l’entreprise. Il doit analyser, anticiper et sécuriser les flux financiers afin de garantir la couverture des besoins en fonds de roulement.

De plus, le trésorier cherche à optimiser ces flux, ainsi que les placements à court terme et les investissements à moyen ou long terme. Il participe à toute décision dans ces domaines.

De crise en crise, son rôle évolue davantage vers la sécurisation et la gestion prévisionnelle des risques. À ce titre, le cash manager a tout intérêt à diffuser une forte culture cash à travers toute l’entreprise, voire toutes les filiales du groupe.

Il s’agit de faire en sorte que toutes les entités et tous les collaborateurs soient sensibilisés aux enjeux de liquidités. Ils pourront alors les prendre en compte dans leurs activités. Pour cela, il faut changer les mentalités mais également l’organisation, y compris les critères d’évaluation et de récompense de la performance.

On le comprend, le cash management exige donc un fort sens relationnel et des compétences comportementales. Mais la technologie devient aussi incontournable dans ce métier.

Le cash management et la technologie

Progressivement mais rapidement, la technologie transforme la fonction et le rôle du trésorier d’entreprise. Cela se matérialise principalement par l’informatisation massive des processus, la dématérialisation des documents et les nombreuses innovations en matière de paiements.

Sur ce dernier point, non seulement les transactions sont de plus en plus rapides et sécurisées, mais les moyens de paiement s’accompagnent de nouveaux services associés. Avec leurs applications et autres outils aux fonctionnalités innovantes, les fintechs, notamment, révolutionnent le secteur.

Parmi leurs services, ceux qui facilitent le plus la gestion quotidienne des cash managers sont probablement les suivants :

  • la consolidation des comptes et l’élaboration de tableaux de bord et graphiques simplifiés et pertinents,
  • la gestion des services d’affacturage et assurance-crédit,
  • l’automatisation des relances pour le recouvrement des créances clients,
  • la gestion de change à l’export,
  • la traçabilité étape par étape des opérations transfrontalières,
  • l’aide aux prévisions de trésorerie et à la détection de besoins de cash,
  • le contrôle des frais bancaires,
  • la sécurité anti-fraude…

Sans culture tech, la culture cash atteint vite ses limites

Désormais, le cash management ne peut donc plus ignorer la technologie. Il doit aussi être conscient de l’intérêt que représentent les fintechs en complément ou en association aux banques traditionnelles. Alors, même si la culture cash doit rester le socle de la trésorerie d’entreprise, la culture tech constitue pour elle un levier important, à la fois en termes de performance et d’opportunités.

Les cash managers devraient développer leur culture tech en priorité sur 3 axes majeurs :

  • la data : complétude, normalisation et actualisation des données ;
  • la modularité et l’interopérabilité du système, notamment pour s’intégrer avec les interfaces des fintechs et autres institutions financières ;
  • les infrastructures externes : télécommunications, connexions à SWIFT, aux systèmes de compensation, aux marchés boursiers, etc.

Dans un contexte d’innovation technologique rapide, la diffusion de la culture cash ne suffit plus. Une culture tech de plus en plus approfondie devient indispensable aux trésoriers d’entreprises.

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