L’affacturage est plébiscité par les entreprises ces dernières années. Il faut dire que ce processus de sécurisation de la trésorerie interne a de quoi séduire les entreprises, quelle que soit leur taille, leur domaine d’activité et même leur santé financière.
Boostée par la forte demande, les acteurs de l’affacturage tentent de sortir du lot avec des offres de services toujours plus précises, efficientes qui ont en commun d’être tournées résolument vers le digital.

Affacturage Digital

Rappel des principes de l’affacturage

Technique de financement à court terme des entreprises, l’affacturage permet de combler des besoins en trésorerie.
Par ce système, l’entreprise cède ses factures (tout ou partie) à un établissement spécialisé, le “factor”, qui les finance de manière anticipée. Le factor se charge ensuite de leur recouvrement et supporte donc le risque éventuel de l’insolvabilité des débiteurs.

L’affacturage s’adresse vraiment à toutes entreprises, de la PME à la multinationale, tant les factors adaptent finement leurs prestations à chaque problème rencontré par les entreprises.
Externaliser la gestion du poste client présente bien des avantages pour les organisations : se consacrer au développement de l’entreprise, alléger les tâches à peu de valeur ajoutée de ses collaborateurs pour les placer sur des missions plus stratégiques, assurer un fond de roulement sérieux, sécuriser sa trésorerie, miser sur l’agilité de sa structure …

 

L’émergence de l’affacturage nouvelle génération

Poussés par les exigences des entreprises mais également par la concurrence, les entreprises d’affacturage misent sur le digital pour satisfaire leurs clients. Sacré défi lorsque l’on sait que la majorité du secteur est aux mains des filiales des grandes banques commerciales comme BNP Paribas Factor, HSBC Factoring, Natixis Factor, CM-CIC Factor, CA Leasing & Factoring …
Pour autant, comme dans le domaine juridique avec l’avènement de la LegalTech, de nouvelles start-up issues directement de la sphère numérique, sont apparues sur le marché pour former ce que l’on appelle à présent les Fintechs. Citons pour exemple Finexkap, Urica, Edebex ou encore Creancio.

Davantage positionnées sur le marché des TPE et PME, les fintechs font bouger les lignes de l’affacturage !

A l’instar de Finexkap, l’une des jeunes pousses les plus connues du secteur.
Créée en 2015, cette start-up finance des factures dans la journée au moyen de procédures entièrement digitalisées. Et contrairement aux factors classiques, la start-up ne facture nie frais de dossier, ni frais de renouvellement, ni frais de résiliation. Pour se rémunérer, elle applique un pourcentage du montant nominal des factures cédées.

Si la force de frappe des fintechs est moindre que celle des grands établissements financiers, elles n’en sont pas moins des concurrents de taille pour les factors en place depuis longtemps.

Avec leur méthode agile et leurs services toujours plus personnalisés, souples et rapides, elles poussent les banques à se moderniser.

Pour exemple, BNP Paribas Factor propose pour les petites sociétés des formules plus souples, plus adaptées à leur besoin avec un montant forfaitaire, aucun engagement, aucune caution tandis que Natixis travaille sur l’implémentation des systèmes avec reconnaissance optique des factures permettant de financer encore plus rapidement leurs clients.

Contrats en ligne, numérisation de l’ensemble du parcours client, solution d’instant payment (voir notre article à ce sujet) … les factors rivalisent de développements digitaux pour étendre leur portefeuille client. Si cette surenchère d’offres bénéficie sans aucun doute aux entreprises qui peuvent choisir le système le plus adapté à leur situation, la sécurité des données doit rester au cœur des préoccupations des factors sous peine de perdre la confiance de leurs clients.