C’est un fait, les TPE et PME françaises restent fragiles, malgré la reprise économique. En 2016, ce ne sont pas moins de 15.000 dépôts de bilan de TPE/PME qui ont été enregistrés, dû principalement à des retards de règlement, entraînant la destruction de 60.000 emplois.
S’il n’existe pas une seule raison à cette situation, l’absence de credit manager dans les plus petites entreprises est un frein incontestable à leur croissance et surtout à leur sécurité financière.

Le Credit Manager : son rôle dans l’entreprise
La notion de credit management, souvent accompagné de la culture du « cash » proviennent des pays Anglo-saxons. En France, les entrepreneurs ont plus la culture de la rentabilité et du chiffre d’affaires. Or, la gestion du risque – que l’on retrouve tout au long du cycle de vente – est une donnée essentielle. Solvabilité, recouvrement de facture, optimisation de la trésorerie de l’entreprise, suivi des litiges … le credit manager a pour rôle de trouver l’équilibre délicat entre performance commerciale et sécurité financière.

Les grandes entreprises ont rapidement saisi l’intérêt de cette fonction au sein de leur organisation afin d’améliorer leur solvabilité, ce qui n’est pas le cas encore des TPE et PME.

Toutefois, la méconnaissance de la profession n’est pas la seule raison de cette absence de professionnel du credit management dans l’organisation des TPE et PME.


Pourquoi cette absence de credit manager dans les TPE et PME ?
Les petites structures subissent souvent une relation de dépendance avec leurs clients, ce qui les fragilise et elles sont rarement en position de force pour obtenir les meilleures conditions financières de leurs partenaires. Par ailleurs, elles disposent très rarement de la capacité financière de faire face à un impayé significatif, ce qui les place dans une situation très précaire.

Malgré ce, le poids financier de l’embauche d’un professionnel dédié au credit management est souvent trop lourd pour la structure.

Quelles solutions alors pour les TPE et PME ?

  • L’assurance-crédit : elle permet de sécuriser une partie du poste clients mais elle concerne souvent la partie de clientèle qui n‘est pas à risque. En effet, les assureurs crédits restent toujours très frileux, notamment avec les petites structures.
  • Les sociétés d’affacturage. Tout comme le recours aux sociétés de recouvrement, le coût est important pour les entreprises. Par ailleurs, elles interviennent uniquement en curation et non en prévention.

Ces outils, loin d’être inintéressants, peuvent être efficaces lorsqu’ils sont intégrés dans une approche globale de la gestion du poste clients. Toutefois, ils présentent très vite leurs limites.

D’autres solutions, plus agiles, méritent d’être étudiées en interne :

  • Employer un credit manager en temps partagé : externaliser la fonction de crédit management permet d’adapter le temps passé aux besoins réels de chaque PME ou TPE et ainsi bénéficier des compétences d’un professionnel de la sécurisation financière sans trop grever les ressources du service RH.
  • Investir dans des outils numériques. Logiciels et sites internet se développent actuellement pour faire face à la problématique des TPE et PME tels que My DSO Manager, logiciel de recouvrement de créances et de gestion du risque client et son site etrepaye.fr qui propose des outils, des formations et des services spécifiquement aux petites structures.

Les petites entreprises sont celles ayant le plus besoin des services du credit manager, or, leurs ressources souvent limitées les privent de cette possibilité.
Heureusement, il existe des solutions pour pallier cette absence lesquelles méritent que les TPE et PME s’y attardent.