Pour l’entreprise, trouver de nouvelles pistes de développement est un incontournable de sa stratégie. Mais aujourd’hui, il ne suffit plus de débusquer de nouveaux clients. Il convient de s’assurer que ceux-ci seront en mesure de payer, une fois les contrats signés.
C’est là qu’intervient le crédit scoring, terme anglo saxon, qui définit l’action d’évaluation du  risque de défaillance via des statistiques provenant d’informations comportementales, légales et financières.

La méthode n’est pas nouvelle puisqu’elle a commencé à se dévoiler sérieusement dans les années 90, dans les établissements financiers tout d’abord, les organismes de crédit puis les entreprises. Toutefois, sous l’impulsion des nouveaux outils numériques et du Big Data, la technique du crédit scoring se renouvelle pour plus de performance. Au cœur de ces nouvelles approches, le Credit Manager, garant de leur déploiement et de leur application dans l’entreprise.

Du scoring sur mesure
La grande force des nouvelles méthodes de scoring repose sur la fiabilité de ses résultats mais surtout sur sa finesse.
En effet, grâce aux recoupements des données exponentielles extraites des nouveaux outils et canaux digitaux (réseaux sociaux, données d’e-commerce …), la prestation de scoring peut être adaptée à chaque structure ou presque, en tenant compte de son business model, de la typologie de sa clientèle, de son taux de marge … Le tout en quelques minutes à peine !

Pour exemple, la start-up allemande Kreditech qui base ses études sur plus de 20 000 sources de données différentes et se targue de pouvoir toucher les clients de n’importe quel marché même si celui-ci est peu bancarisé, en quelques secondes. Nous sommes loin des délais des établissements bancaires …

En outre, le scoring nouvelle génération détecte aussi bien les risques financiers que les risques techniques.

L’automatisation des prises de décision
Les credits managers ont en quelques années, développé leurs missions de façon impressionnante. C’est formidable pour l’intérêt du poste, beaucoup moins pour l’organisation professionnelle et notamment dans des structures qui n’ont pas pu ou voulu suivre le mouvement en terme de recrutement de personnel.

Ainsi, les credits managers se trouvent submergés de nouvelles missions en sus de leurs tâches traditionnelles. D’où la nécessité urgente de leur faire gagner du temps sur les tâches à faible valeur ajoutée.
Grâce  aux nouveaux outils de scoring qui ne se contentent plus d’apporter des statistiques mais qui fournissent des analyses complètes et précises, les prises de décisions peuvent être industrialisées dans leur majorité. Bien entendu, le cas par cas est conservé pour les dossiers plus complexes, et le Credit Manager pourra alors mettre en œuvre toute son expertise.

Paradoxalement, « l’industrialisation » va de pair avec l’hyper-personnalisation des outils.

Par ailleurs, plus les études de scoring seront précises et fines, moins les risques de décisions aléatoires seront présents dans l’entreprise pour une performance financière accrue et une valorisation de l’activité des credits managers.