Les cabinets de recouvrement en plein boom

Parmi les secteurs d’activité actuellement les plus dynamiques, le recouvrement pour le compte d’autrui ne passe pas inaperçu. Cette vitalité n’est pas nouvelle, mais la crise l’a probablement accentuée.

Qu’on parle des cabinets de recouvrement traditionnels ou de nouveaux acteurs, le marché est en pleine effervescence. Il innove, il recrute, il répond à des besoins croissants. Jetons donc un coup d’œil à cette émulation qui stimule le secteur.

Les cabinets de recouvrement répondent à des besoins vitaux

Avant la crise sanitaire, on estimait que les créances impayées passées en pertes par les entreprises françaises s’élevaient en moyenne à 56 milliards d’euros par an. Les retards de paiement constituaient déjà la première cause de défaillances d’entreprises, notamment dans la catégorie des PME. Ils expliqueraient une faillite sur 4.

La crise ne fait bien sûr qu’accroître le risque d’impayés, et par conséquent les besoins en recouvrement. La proportion de factures impayées a atteint des sommets, dépassant un tiers des factures émises lors du deuxième confinement de 2020.

Surtout, il faut s’attendre à une période d’intenses turbulences dans les prochains mois, lorsque les aides exceptionnelles aux entreprises prendront fin. Et il ne faut pas négliger l’effet domino. Les difficultés des débiteurs se répercutent sur la trésorerie des créanciers, qui à leur tour pourraient tomber dans les défauts de paiement.

Dans ce contexte de crise, les sociétés de recouvrement apportent donc une contribution vitale aux entreprises créancières en les aidant à préserver leur solvabilité. Mais elles doivent aussi répondre plus que jamais à leur mission de médiation.

Alors, les cabinets de recouvrements s’efforcent de trouver des solutions personnalisées pour chaque situation. Compréhension, diplomatie, recherche de compromis : désormais, on attend d’eux une démarche éthique et humaine.

Recouvrement de créances : un secteur en pleine effervescence

Nouveaux acteurs, nouvelles offres

Lorsqu’on analyse le marché du recouvrement de créances et son évolution, on remarque d’abord que la concurrence est de plus en plus forte. Aux cabinets de recouvrement indépendants, il faut ajouter depuis longtemps déjà les sociétés d’affacturage, les assureurs crédits, les groupes bancaires… Et bien sûr, il ne faut pas oublier que les entreprises font encore elles-mêmes une bonne partie du recouvrement de leurs créances.

Plus récemment, on voit apparaître aussi des acteurs d’un genre nouveau. Ainsi, de nombreuses startups sont entrées sur le marché ces dernières années.

Ces fintechs démocratisent en quelque sorte le marché du recouvrement, le rendant plus accessible aux PME et TPE. C’est notamment ce que vise Soan en nouant un partenariat avec le géant du secteur Euler Hermes.

Autre exemple, la startup RubyPayeur est particulièrement audacieuse en proposant de faire apparaître dans Google et autres moteurs de recherche les noms des entreprises qui ne paient pas dans les délais.

Enfin, 6 autres fintechs se sont regroupées pour créer Smart Recouvrement. Cette initiative vise à accompagner les TPE et PME dans la gestion de leur trésorerie en leur apportant un ensemble cohérent de solutions complémentaires et innovantes.

Les cabinets de recouvrement recrutent

On le voit, en même temps qu’ils apportent des solutions pertinentes dans une conjoncture porteuse de risques, les cabinets de recouvrement sont stimulés par la concurrence et l’innovation qui agitent leur secteur.

Il n’est donc pas étonnant que les métiers du recouvrement figurent parmi ceux qui recrutent le plus en 2021. Les analystes risques et les chargés de recouvrement expérimentés sont des profils très recherchés.

Des formations existent, et les débutants eux aussi trouvent rapidement un emploi. Les rémunérations et les évolutions de carrière sont intéressantes. Le recouvrement est un métier d’avenir.

Les cabinets de recouvrement, et plus largement toutes les sociétés du secteur, petites ou grandes, historiques ou jeunes pousses, ont de belles perspectives de développement.

 

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