HSBC et l’assureur-crédit Euler Hermes ont expérimenté en commun les possibilités de la Blockchain. Durant quatre mois, les deux professionnels ont mis en place cette nouvelle technologie au sein de l’activité d’affacturage de la banque.

Focus sur la rencontre entre l’affacturage et la blockchain.

Affacturage et Blockchain : définition 

Un petit point d’éclaircissement s’impose avant d’aller plus en avant dans les explications.

Le contrat d’affacturage 

Certaines banques et factors proposent à leurs client des outils financiers permettant d’améliorer leur besoin en fond de roulement. Il s’agit de contrat d’affacturage. L’entreprise vend à la banque ou à l’organisme financier ses créances (totales ou partielles) ; A charge pour cette dernière d’en obtenir le règlement.
Ce système permet à l’entreprise :

  • d’améliorer sa trésorerie,
  • de se défaire de tout ou partie de ses procédures de gestion des créances
  • d’affronter la volatilité des devises
  • de se préparer au risque de défaillances des fournisseurs.

La blockchain 

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France).
Elle constitue une base de données géante qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.
Particularité : cette base de données est partagée entre tous les utilisateurs sans intermédiaire. Ainsi la vérification de chacun en fait sa haute sécurisation.

 

Le point de rencontre entre affacturage et blockchain 

Les deux techniques ont intérêt à se rencontrer : l’affacturage, système performant, reste une opération lourde à gérer, l’entreprise devant valider auprès de ses clients et fournisseurs chaque facture. Toutes les entreprises n’ont pas les moyens humains et financiers de mettre en place cette solution.

Par ailleurs, le fait que le paiement des créances se fasse dans d’autres mains que celles de l’entreprise, peut complexifier les relations entre entreprise et clients et induire de la distance, peu souhaitable.
Or, la blockchain a les moyens de contrer les inconvénients de l’affacturage. Entreprises et factor pouvant mettre en commun leurs données. Et surtout, automatiser l’affacturage pour un réel gain de temps et d’efficacité.

 

Retour sur l’expérimentation HSBC/Euler Hermes 

Dans le cadre d’un POC (proof of concept), les deux professionnels ont donc simulé des transactions commerciales et des émissions de facture pour tenter d’élaborer une procédure d’assurance-crédit et d’affacturage fonctionnant dans l’environnement blockchain.

Grâce à la blockchain, ce sont trois professionnels qui partagent en temps réel leurs informations : l’entreprise, l’assureur et le factor.
Cette technologie révolutionnaire apporte transparence et fluidité aux échanges tout en optimisant la sécurité des transactions grâce à leurs traçabilités.

Après ces quatre mois de test, force est de constater que les résultats sont encourageants, même s’ils doivent être consolidés. Se posent notamment la question du déploiement à grande échelle à coûts maîtrisés. Ou celle de la compatibilité technique des différentes plateformes et des différents systèmes d’informations des acteurs en jeu.

De nombreuses autres expérimentations sont en place autour de la blockchain autour des problématiques des paiements et de trésorerie. Le recours à des start-ups spécialisées allié à une volonté de sécurisation et de rapidité des transactions permettra de faire émerger la blockchain dans les entreprises ces prochaines années.

Chez CreditJob, nous suivons au plus près l’actualité des nouvelles technologiques, qui nous le savons, feront les procédures de demain et reviendront vers vous très prochainement avec les futurs développement de la blockchain et de l’affacturage.