Crise&Affacturage
Conséquence directe d’une pandémie historique, la crise économique met à rude épreuve la trésorerie des entreprises. Des réponses temporaires ont été apportées par le gouvernement. Mais il existe aussi une solution venue du monde d’avant qu’il ne faut pas négliger. L’affacturage, en effet, s’avère très utile tant pour tenir que pour redémarrer.

A-t-on oublié l’affacturage ?

Dès les premières mesures de confinement, en mars 2020, l’activité de très nombreuses entreprises a chuté. Les pouvoirs publics ont rapidement déployé des mesures d’aides exceptionnelles.

Fonds de solidarité, reports de charges et activité partielle ont permis aux entreprises et à leurs salariés de traverser cette période de paralysie partielle ou totale. Les prêts garantis par l’État (PGE) ont ensuite soutenu la reprise de l’activité économique, dès que les mesures sanitaires ont été relâchées.

En même temps, le recours à l’affacturage s’est effondré de 25 à 30 % au printemps. Les livraisons étaient suspendues, et avec elles la facturation. L’affacturage allait-il devenir sans objet ?

L’affacturage anticipé pour accélérer la reprise

Quand elles le pouvaient, de nombreuses entreprises ont toutefois préféré l’affacturage au PGE. En effet, l’affacturage est une solution plus flexible qui a déjà démontré son utilité lors des crises précédentes.

Surtout, les entreprises apprécient cette solution pérenne qui leur offre des avances de trésorerie à hauteur de 2 mois de chiffre d’affaires environ. Il faut dire que contrairement au PGE, l’affacturage ne leur demande pas d’effort de remboursement. Et il n’y a pas de dette à inscrire au bilan.

Les sociétés d’affacturage et les pouvoirs publics ont alors imaginé un nouveau dispositif permettant d’étendre l’affacturage au financement des bons de commande, sans attendre l’émission des factures. Le risque sur ce préfinancement est garanti par l’État. Après la livraison et la facturation, le factor reprend seul son rôle habituel.

Pour les entreprises, en moyenne, c’est un gain supplémentaire de 45 jours de trésorerie par rapport à l’affacturage classique. C’est aussi la possibilité de financer le réapprovisionnement en matériel et matières premières, ainsi que les salaires, afin d’honorer rapidement toutes les commandes.

Destiné principalement à accélérer le redémarrage de l’économie à la sortie de l’été, ce dispositif est disponible pour les commandes enregistrées jusqu’au 31 décembre 2020.

L’affacturage, une force alliée pour la relance

Une fois de plus, l’affacturage montre sa pertinence pour répondre aux problèmes de trésorerie des entreprises. Beaucoup sont celles qui n’y avaient jamais eu recours, des PME pour la plupart, et qui ont maintenant l’occasion de s’en persuader.

Au-delà de la durée du dispositif spécial, l’efficacité de ce service devrait encore séduire de très nombreuses entreprises. En externalisant le recouvrement de leurs factures, elles peuvent ainsi concentrer toute leur énergie sur leurs activités commerciales et productives.

En cédant leurs créances clients aux factors, elles encaissent toute facture sous 24 à 48 heures. Selon les options prises, elles peuvent même éliminer le risque d’impayés. Quoi de mieux pour assurer le financement du BFR et avoir l’esprit tranquille en cette période chargée d’incertitudes ?

Au moment où les aides exceptionnelles de l’État arrivent à leur terme, où les entreprises doivent rembourser le PGE et envisager le paiement des charges reportées, où toutes leurs ressources doivent être mobilisées pour remplir et honorer leurs carnets de commande, la trésorerie est un enjeu prioritaire.

Pour ces entreprises affectées par la crise, l’affacturage est donc plus que jamais un allié essentiel, un facteur clé de réussite.